La phrase affirmative simple

Introduction

La structure des phrases affirmatives simples est dans la plupart des cas la suivante : sujet – verbe – complément. Le sujet est toujours placé devant le verbe. Contrairement à d’autres langues, il n’est pas possible en français d’échanger la place du sujet et du complément (le français, en effet, n’est pas une langue à déclinaisons. Les déclinaisons permettent de faire porter aux mots une marque de leurs fonctions dans la phrase. En français, seule la place du mot – et non le mot lui-même – indique sa fonction).

Exemple

Le chien attrape la balle.

La place du sujet et la place du complément (COD) ne sont pas interchangeables. Si on les intervertissait, on comprendrait :

La balle attrape le chien.
Annonce

La structure de la phrase affirmative simple

La structure la plus commune pour les différentes propositions au mode affirmatif est sujet – verbe – complément. Si un complément d’objet direct (COD) et un complément d’objet indirect (COI) se trouvent dans la même phrase, le COD est souvent placé avant le COI.

SujetVerbeCODCOI
Sandrine a montré le chemin à ses amis

Si le COD est complété par une proposition subordonnée relative le COI est placé avant le COD.

SujetVerbeCOICODSubordonnée
Elle a montré à ses amis le chemin qui mène à sa maison.

Lorsque le COD ou le COI est remplacé par un pronom, celui-ci se trouve juste avant le verbe.

Exemples :
Elle me l’a montré. (COD, COI)
Elle le leur a montré. (COD, COI)

Faut-il placer le COD avant le COI ou l’inverse ? Cela dépend du pronom employé. Le schéma suivant présente l’ordre dans lequel les pronoms doivent être employés :

COD/COI

Les compléments d’objet complètent toujours un verbe.

  • COD = complément d’objet direct

L’action passe directement sur l’objet sans l’intermédiaire d’une préposition. On le repère grâce aux questions qui/quoi (elle/il fait quoi) ?

  • COI = complément d’objet indirect

L’action passe indirectement sur l’objet par l’intermédiaire des prépositions à et de. On le repère grâce aux questions à qui/à quoi, de qui/de quoi (elle/il parle à qui/de qui).

La mise en relief

Il est possible de mettre en relief certains éléments importants de la phrase grâce à des structures particulières.

  • C’est … qui …
    Exemple :
    Alex a mangé la dernière part de gâteau.
    C’est Alex qui a mangé la dernière part de gâteau.
  • Ce qui/ce que … c’est/ce sont …
    Exemple :
    Ces chaussures plaisent beaucoup à Julie.
    Ce qui plaît beaucoup à Julie, ce sont ces chaussures.
  • Répétition du sujet par un pronom
    Exemple :
    Françoise aime beaucoup nager.
    Françoise, elle aime beaucoup nager.

Le complément circonstanciel

Il y a différents types de compléments circonstanciels : de lieu, de temps, de cause, d’opposition, de but.

Les compléments circonstanciels peuvent être placés au début, au milieu ou à la fin de la phrase.

Exemples :
Demain, Charles ira faire du vélo.
Charles ira demain faire du vélo.
Charles ira faire du vélo demain.

La place des compléments circonstanciels dépend du degré d’importance de ceux-ci. L’élément placé en fin de phrase est en règle générale celui dont on souligne l’importance.

Exemples :
Elle n’a pas pu aller au parc d’attraction à cause de sa jambe cassée.
À cause de sa jambe cassée, elle n’a pas pu aller au parc d’attraction.

Attention

La structure de la phrase peut être différente. Lorsqu’une phrase commence par aussi, à peine, peut-être, sans doute, le verbe est placé avant le sujet.

Exemple :
Sans doute ne pleuvra-t-il pas demain.